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Ce blog s'adresse aux enseignants et aux apprenants de français langue étrangère. Il s'agit de partager mes idées d'activités et mon matériel pour la classe de fle ainsi que d'apporter des informations sur l'actualité culturelle française. Il est aussi le reflet de mon univers et mes gouts personnels. Il se dirige surtout aux niveaux intermédiaire (B1 et B2) et avancé (C1).

vendredi 24 février 2012

Les Tontons flingueurs

Les Tontons flingueurs (1963) est une comédie de Georges Lautner dont les dialogues écrits par Michel Audiard sont devenus cultes. Il réunit un casting historique mené par Lino Ventura et les meilleurs acteurs secondaires de l'époque : Bernard Blier,  Francis Blanche, Jean Lefebvre, Robert Dalban et Claude Rich. Adapté d'un roman d'Albert Simonin, le film est un hommage aux films noirs classiques et reprend tous les clichés du genre dans un style humoristique.

L'argot parisien

Voici la scène de la cuisine qui réunit le casting au grand complet. Ses dialogues brillants témoignent du talent de Michel Audiard qui s'impose comme "le Shakespeare de l'argot parisien".


Objectif de l'activité : découvrir l'argot des années 60 et travailler la compréhension de certains traits d'oralité.
Commencez par donner les informations sur le film (réalisateur, acteur, synopsis), puis passer la scène une première fois. Demander aux élèves de donner leurs impressions sur ce qu'ils ont vu et entendu.
Puis, distribuer les dialogues et les faire lire. Réécouter la scène (3:54 - 7:05) avec les dialogues sous les yeux et faire relevez dans l'extrait  les mots ou expressions en argot. Déduire le sens en fonction du contexte et trouver les équivalents en langue standard. Relevez les traits d'oralité et finalement faire jouer la scène avec le dialogue sous les yeux.


RAOUL VOLFONI : L'alcool à c't'age là !
MONSIEUR FERNAND : C'est un scandale hein ?
RAOUL VOLFONI : Nous par contre, on est des adultes, on pourrait peut être s'en faire un petit ?
MONSIEUR FERNAND : Ça le fait est. Maître Folace ?
MAITRE FOLACE : Seulement, le tout venant a été piraté par les mômes. Qu'est ce qu'on fait, on s'risque sur le bizarre ? Ça ne va rajeunir personne.
RAOUL VOLFONI : Ben nous voilà sauvés.
JEAN : Tiens, vous avez sorti le vitriol ?
PAUL VOLFONI : Pourquoi vous dites ça ?
MAITRE FOLACE : Eh !
PAUL VOLFONI : Il a pourtant un air honnête.
MONSIEUR FERNAND : Sans être franchement malhonnête, aux premiers abords, comme ça, il ... A l'air assez curieux.
MAITRE FOLACE :Il date du Mexicain, du temps des grandes heures, seulement on a du arrêter la fabrication, y'a des clients qui devenaient aveugles. Oh, ça faisait des histoires.

Ils boivent
RAOUL VOLFONI : Faut reconnaître, c'est du brutal !
PAUL VOLFONI : Vous avez raison, il est curieux hein ?
MONSIEUR FERNAND : J'ai connu une polonaise qu'en prenait au petit déjeuner. Faut quand même admettre que c'est plutôt une boisson d'homme. (Il tousse)

Ils se resservent
RAOUL VOLFONI : Tu ne sais pas ce qu'il me rappelle ? C't'espèce de drôlerie qu'on buvait dans une petite taule de bien ho har, pas tellement loin de Saigon. Les volets rouges et la taulière, une blonde komac. Comment qu'elle s'appelait non de dieu ?
MONSIEUR FERNAND : Lulu la nantaise.
RAOUL VOLFONI : T'as connu ?
PAUL VOLFONI : J'lui trouve un goût de pomme.
MAITRE FOLACE : Y’en a.
RAOUL VOLFONI : Et bien c'est devant chez elle que Lucien le cheval s'est fait dessoudé.
MONSIEUR FERNAND : Et par qui ? Hein ?
RAOUL VOLFONI : Ben v'la que j'ai pu ma tête.
MONSIEUR FERNAND : Par Teddy de Montréal, un fondu qui travaillait qu'à la dynamite.
RAOUL VOLFONI : Toute une époque !

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